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    Coderre contre Stronach ?

    le 2 mars 2006 | 328 visites | 0.00 / 5 | 1 commentaire(s)

    La belle Belinda, qui aime bien répondre aux questions qui lui sont posées en français par la succession des mots "english" et "please" d’un petit air embarrassé et/ou frustré, semblait ne pas trouver d’opposition très farouche à la course pas trop officielle à la direction du Parti Libéral du Canada. C’était sans compter sur le rebondissant et arrondi Denis Coderre, nouveau défenseur se la langue française et prophète de la bonne parole de Maurice Richard.

    Après qu’on eu estimé à 95% (avec une marge d’erreur de 5%) que Martin Cauchon allait cesser de perdre son temps à penser à devenir chef du Parti, et qu’à la joie de tous, Jean Lapierre ait eu la décence de ne pas se présenter, peu de pointures de taille (Stéphane Dion ?) en provenance du Québec restent dans la course. Or, comme tout le monde le sait, le Canada est un pays bilingue, sauf lorsque vient le temps de conduire un char d’assaut.

    Coderre, qui voit certainement juste en jouant la carte du bilinguisme pour espérer se faufiler à la tête du Parti, a déclaré qu’il "ne suffit pas qu’on le baragouine [le français], qu’on veuille l’apprendre, il faut être totalement bilingue. Le bilinguisme, ce n’est pas un francophone qui parle anglais". Il faut toutefois préciser que l’éventuelle (et quand même peu probable) nomination de Denis "Rocket" Coderre n’aiderait en rien à refaire la virginité des libéraux en ce qui a trait à la magouille et au favoritisme :

    Quand j’ai été élu en 1997 pour la première fois, un mois plus tard, j’ai eu un problème majeur avec mon propre mariage. Claude Boulay est un ami. Je ne suis pas pour renier mes amis. Il m’a mis la main sur l’épaule. J’étais dévasté. Il m’a dit : "Denis viens à la maison, je ne veux pas te laisser tout seul"

    Everest, dont le président est le susmentionné Boulay, a d’ailleurs obtenu de lucratifs contrats sous les recommandations de Coderre. Disons qu’entre une transfuge conservatrice unilingue et un ex-ministre de seconde zone associé au scandale des commandites, le choix sera difficile...

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    Mots-clés : politique , canada et politique

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  • 1 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Everest et commandites

    Bonjour,

    En tant qu’ancien employé surnuméraire d’everest, j’aimerais préciser que Claude Boulay était président d’Everest.

    Il a vendu l’entreprise juste avant qu’éclate le scandale des commandites. Je peux aussi dire que la firme savait que le scandale allait éclater. Le bureau surveillait tous les articles de presse qui mentionnait les commandites.

    Autre chose, après avoir profité des magouilles au PLC, Boulay est allé travaillé avec Jean Charest. Tout comme mon ancien patron Michel Guitard qui m’avait passé l’ordre direct de surveiller les commandites dans La Presse, sans m’expliquer pourquoi.

    Je me demande encore pourquoi je ne suis pas allé témoigner à la commission...

    3 mars 2006 | répondre | permalien

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