Probablement fatigué d’avoir à représenter toute une population, qui fait preuve d’impatience, Jean Charest démontre une envie de plus en plus grandissante d’agir comme un Président. Seul, au sommet de sa montagne où il se trouve bien isolé ces jours-ci, les mois semblent passer et les semaines se suivre sans vraiment lui donner de répit, les sondages et l’opinion publique restant toujours aussi tranchés.
Monsieur Charest se retrouve, aujourd’hui, en plein centre d’un puits sans fonds où il tombe et tombe depuis déjà trop longtemps pour ne pas se blesser à l’arrivée. Et c’est bien malheureusement pour nous, Québécois Québécoises, qui subissent, en plus de l’infamie récurrente de ce gouvernement, les cris tout aussi insignifiants de l’opposition.
Car le grand malheur et les grandes pertes causés ce gouvernement actuel ne trouvent pas leur source dans les décisions proprement dites mais bien dans la manière.
Car c’est dans la manière que tout est jugé et à la fin, nous ne retiendrons bien peu du résultat du gouvernement Charest, qui est somme toute bien timide, tant en erreurs qu’en réussites, mais principalement de la façon dont nous en sommes arrivés là.
La plus récente erreur au registre donne à penser que toute la mauvaise foi possible d’un gouvernement en fin de règne s’est concentrée à l’intérieur de cette dernière. Le Mont Orford, le Zoo de Québec, la vente de terrains et la mise en demeure (au frais de la population soit dit en passant) payée à un avocat qui gère également le dossier des terrains d’Orford, cela s’approche de la décision présidentielle, prise par un seul homme, et nous rappelle, dans une mesure très moindre, la gestion de la dernière année du gouvernement Berlusconi par exemple où tout à été fait pour favoriser un entourage spécialisé dans le graissage de patte.
Il faudra donc conclure, pour le bien fondé de tout le Québec, le plus rapidement possible cette législature, question de remettre au goût du jour et au menu les préoccupations principales de la population québécoise. Parce que pendant que nous parlons du Zoo de Québec, de mise en demeure et du Mont Orford, on oublie que le Québec traverse des temps où les problèmes sont bien plus grands que ceux éprouvés à l’intérieur du cabinet du premier ministre.
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